mercredi 30 avril 2008
Remember last winter...
5 mois, 150 jours, 7 pays, 1000 visites sur le blog, pour quelques dizaines de milliers de kilometres au total... tout cela ne meriterait-il pas un break, quelque part, loin du blog, pour quelques jours? Pour mieux repartir peut etre, et rebondir de tous ces souvenirs accumules, de tous ces visages croises?

5 mois seule, jamais seule au final, quelques jours a peine au total, lorsque sociabiliser n'etait plus un plaisir mais le lot du quotidien... cela ne durait pas longtemps je vous rassure, la solitude n'est pas faite pour l'homme. Alors merci et bonne route/bon nouveau depart/nouvelle vie/nouveau job/bon retour/bonne chance a Julien, Deborah, Anais, Julio, Kim, Greg, Thierry, Olivier, Grabriel, Sergio, Jacques, Lionel, Keith, Martin, Vasilisa, Yen, Burghard, Charles, Alex, Jean-Philippe, Laurent, Alain, Patrick, Moana, Yael, Ruben, Franco, Natasha, Nıcolas, Florence, Saake, Pablo, Vıncent, Vıktor, Jude, Koen, Evelien, Carl, Hee, Wan, Matthieu, Caro, James, Harri, Vinod, Nisha, Chiku, Asu, Shambhu, Eıma, Raja, Nati, Pintu, Antoine, Landry, Armelle, Vidian, Piers, Toby, Simon, Mike, Babak, Puya, Amin, Elhram, Ehere, Hassein, Sharlah, Yves, Stephane, Amelie, Francesco, Edouard, Luc, Zahor, Sunny, Denis, Assan. Et puis les copains d'avant: Elinor, Jerome et Fred.
Et tous les autres dont je n aı jamaıs su le prenom... ceux rencontres dans les halls de gare, ceux ayant partage un trajet parfoıs long parfoıs laborieux, ceux devenus compagnons de repas, de route ou meme de fortune, et enfin, ceux devenus des amis pour toujours.
Et pour ne pas conclure par une touche trop emotive, tombons dans le morbide plutot: un petit classement de mes plus belles echappees de la mort (pour dıre combien je me suis donnee et ai failli donne de mon corps durant ce voyage...):
1. Presqu' un oeil droit eclate par une flechette dans un bar a Pekin, tout ca pour aller chercher des bieres au bar... forcement.
2. En Bırmanıe, presqu' etouffee dans des sacs de poissons seches stockes a nos pieds apres que la banquette sur laquelle j'etais allongee se soit retournee sur moi, durant mon sommeil. Heureusement, meme si se remettant difficilement de son fou rire, Charles est venu a la rescousse, encore une fois.
3. Encornee par une vache en Inde. Un classique indien.
4. Une presque chute vertigineuse du haut d un temple erotique, l'environnement alentours m'ayant sans doute fait perdre mes moyens... Quoique ca aurait ete pareil du haut du pierrier du Chateau de Babak. Cela confirme donc que je suis nulle en descente, pouvant meme me vautrer en terrain plat en fait.
5. Asphyxiee dans des toilettes turques (dans tous les sens du terme) parce que la serrure ne se deverrouillait plus.
A bientot donc pour de nouvelles histoires et aventures!
Kınder Surprise!
Eh oui, ca y ressemble, maıs cela n'est pas! On diraıt une eglise armenıenne, en fait, c'est une eglise armenienne, et pourtant, le drapeau l'atteste, nous sommes bel et bien en Turquie! Mon choix a donc ete celui de poursuivre un peu la route avec Matthıeu et Caro (disons qu'ils n ont pas reussi a me larguer a Noruz, poste frontiere armenien...) et de passer au Kurdistan!
mardi 29 avril 2008
Caucasus
Tabriz is not very well reputed, people living here are Azeri and Persians disregard Azeri, thinking they are just idiots. Well, we can confirm that some acted in a very bızarre way indeed... Anyway, Tabriz constitutes a very good base to explore the "thrilling geopolitic area alongside the Armenian and Azerbaıjan borders" (dixit Caro). The 180 km journey was sımply breathtaking, the diversity of landscapes seen in one day cannot be beaten, from moutains to steppes with a bit of forest and valleys, to end into the desert again. Traces of the Azerbaıjan and Armenıa war are stıll visible. Lıfe ıs very rural, far from very modern Tehran. But at least ın remote places we can smoke the qalyan ın publıc without fearıng the polıce...
Avec Caro et Matthieu, nous tentames egalement une petite rando, 2 heures et demi seulement (toujours dixit Caro) jusqu'au Chateau de Babak personnage glorıfıe du 9ıeme sıecle, maıs toujours obscur a nos yeux malgre nos lectures ıntensıves sur le sujet (sı, sı!). Il s'avere que notre petite ballade a prıs des allures de suicide collectif, candides que nous etıons de partir sans trousse de secours, sans carte, sans boussole, sans rien, juste notre optımısme sans faılle, a la dure quoi! C'est donc un peu la bouche en coeur que nous affrontames ce pierrier rocaılleux (vous y croyez vous?) et vertigineux nous menant jusqu'a la forteresse, pour une vue heureusement imbattable. Le retour s'effectuera un peu moins casse-cou, a travers les collınes champetres et bucolıques de l'autre flanc, les genoux jouant des castagnettes...
So those were the last days ın Iran. Lovely and rock and roll Bazargan, full of sexy truckdrıvers, was our last stop before hıttıng Turkey, for some new adventures. You cannot ımagıne how good ıt was to drop off the scarf! Et une derniere pensee pour Caro et Matthıeu avec quı les derniers jours en Iran furent bıen agreables, ponctues de beaucoup de fous rires!
Family pics - Iran 2008
Caro - Matthieu - Armelle - Vidian - Piers - Mike - Simon - and whose I don t have the picture: Stephane et Amelie, Landry et Antoine, Zahor, Babak et Puya, Amin et Elhram.
Vous noterez que c est la mode des grosses barbes de ce cote-ci du globe...
samedi 26 avril 2008
Ghost city

Kharanaq, Iran
vendredi 25 avril 2008
Tapis volant

jeudi 24 avril 2008
Se voiler la face
Jeune lyceenne timide face a l objectif, Kashan, Iran
mercredi 23 avril 2008
In a nut-Shell
Quelques nouvelles breves de mes derniers jours en Iran, passe a Teheran, avant de me remettre sur la route vers... benh oui tiens, vers ou justement?
Teheran, d autant plus en tant que capitale, n a pas forcement la reputation d etre une ville tres attrayante. Et pourtant! Cela dit, j ai sans doutes ete tres aidee par les circonstances de mon sejour dans cette ville... J ai eu droit a un accueil royal par Papa Merer, papa donc comme son nom l indique avec justesse de Francois, avec qui j ai etudie a Bruges. Papa Merer donc est base a Teheran depuis pres de deux ans du fait du poste qu il occupe dans une grande compagnie petroliere presente au Moyen Orient (chuut! je ne donnerais pas plus d indices...). Accueil royal donc avec une immense maison mise a disposition pour moi toute seule, mais dans laquelle on se perd alors qu on cherche juste a se rendre aux toilettes, avec chauffeur pour me mener a ma guise dans tous les recoins de Teheran (et de l Iran), etc. Que demander de plus? Qui aurait pu rever plus? Un plongeon dans le luxe, aux antipodes de mes attributs de backpackers de ces 5 derniers mois... parfois genant de debarquer en grosse voiture privee alors que jusqu ici on se faisait plutot ejecter des bus locaux ou des taxis hargneux, mais bon, ca a fait du bien tout de meme ce petit confort... Du coup, la ville, loin d etre opprimante, a revele tous ses charmes, au pied du Mont Arborz, lors de promenades decouvertes des bazars et des musees...
L occasion egalement de s immiscer dans le quotidien iranien et un monde de contre-revolutionnaires, parmi l intelligentsia iranienne. de Teheran. Les voiles tombent, les femmes montrent les avant-bras dans des T shirts manches courtes (vous souriez mais cela a de l importance lorsque vous etes, comme ici, considerees comme rien de plus qu une chose recouverte d un drap noir...). Je me retrouve en presence d un ecrivain de renom, equivalant en Iran de Jean-Paul Sartre semble-t-il, flanque (forcement) de Simone qui elle baigne dans le theatre, une musicienne accomplie, un sculpteur reconnu sur la scene internationale... on boit du vin (de Shiraz mais produit en Autriche), on mange du jambon de Corse, on discute de la nouvelle biographie d Edouard VII et de son homosexualite... pour peu on ne se croirait plus dans la premiere republique islamique du monde.
Je reste donc sous le charme de l Iran et des iraniens. Je croise et recroise les amis faits sur la route (Armelle et Vidian, ce couple de jeunes maries dont la fraicheur m a enchante, Caro et Matthieu si droles et si simples que je ne me lasse de les retrouver apres Delhi a Yazd puis a Tabriz, Zahor ce pakistanais connu de tous les backpackers ayant traverses l Iran en avril 2008, Piers, Mike et Simon les copains de cartes et de soirees avec qui le contact est tellement bien passe et avec qui j ai tant ri) puisqu au final nous empruntons tous le meme chemin de retour vers l Europe. Pour ma part cependant, je ne sais pas tres bien encore ou je vais ensuite. L Armenie me fait de l oeil mais les conditions de voyage pour une personne seule (et pas forcement que pour une femme) semblent galeres entre l obligation de maitriser un semblant de russe, le cout de la vie sur place et le manque de transports en commun, tandis que la Syrie me tend les bras egalement et enfin, l Asie du Sud Est me manque terriblement. D ici deux jours, je vais devoir faire un choix de vie. 5 mois de voyage commencent doucement a peser. Pas que j aie envie de rentrer, mais tout de meme, je ressens une certaine fatigue a me trimballer comme je le fais depuis 5 mois. Les jours prochaims vont donc etre determinants... affaire a suivre.

Mille et une nuits
Yazd, Iran
mardi 22 avril 2008
Zorro, zorro!
Ainsi parlait Zarathoustra... et c est comme cela que l'Iran devint le berceau du zoroastrisme, premiere religion monotheiste du monde.


















